lundi, janvier 08, 2007

Luc PELLET. Décembre 2006.

2° Partie. L'idée du siècle. XX° siècle.

Réflexions, pistes et petits secrets, à l’usage des futurs entrepreneurs, sur quelques points qui m’ont permis de monter mon entreprise, à partir d’une idée. (Idée du XX° siècle).

1° Expérience.
Mes expériences passées, bonnes ou mauvaises, (voir : L'idée du siècle. XX° siècle), constituent une base qui m’aide dans chacune de mes décisions. Absorber les informations, tirer les leçons d’expériences (les miennes ou celles des autres) est ma façon de fonctionner et d’avancer.

2°Motivation.
Chacun sa motivation : Si je n’avais pu eu mal au dos, je ne me serais jamais lancé dans l’aventure du e-commerce sur Internet.

3° Business plan.
Mon business plan tient en une ligne :
« J’ai mal au dos, j’ai une idée, je pense quelle est bonne, je fonce. »
Ce détail réglé, tout était à faire.
J’ai inventé un métier, distributeur à l’unité, de télécommandes de portails toutes marques. Ce métier ne pouvait exister qu’avec Internet. Vendre des produits, non standard et de très faibles valeurs, à des clients répartis partout en Europe était totalement inconcevable sans la puissance de diffusion du WEB.
À ce sujet je suis persuadé qu’il existe beaucoup de niches thématiques à exploiter avec Internet. Creusez-vous les méninges et devenez, vous aussi, le roi d’un domaine particulier.

4° Statut de la nouvelle entreprise. Zone franche.
Pour ma nouvelle activité j’ai choisi le statut de l’entreprise individuelle. Pour une petite entreprise, sans gros investissements, c’est la formule la plus économique, souple et rapide pour démarrer une entreprise. En cas de pépin, vous pouvez arrêter la structure juridique tout aussi rapidement. D’autre part la boutique de gestion de Lyon m’a conseillé de m’installer en zones franches pour bénéficier d’exonérations diverses. Le statut d’entreprise individuelle en zone franche, vous permet de bénéficier du maximum d’avantages fiscaux. En SARL les avantages sont moins nombreux.
Ce n’est que pour accompagner le développement du CA, de l’activité sur l’Europe et pouvoir partager l’entreprise à 50/50 avec le cousin informaticien (honteusement exploité depuis le début) que nous avons créé en 2003 une SARL, qui a repris tous les actifs.

5° Financement.
Avec l’huile de coude et l’exploitation honteuse de mon cousin informaticien, la création de la première version du site Internet marchand en 1999 m’a coûté 10.000 €.
Si j’avais fait un business plan avec un prévisionnel d’investissement aussi faible, à une époque ou la bulle ne s’était pas encore dégonflée, tout le monde m’aurait ri au nez.
J’ai financé cette première partie avec mes économies.
Ensuite, j’ai emprunté à la Banque 75.000 € en 3 prêt de 25.000 € (1 par an), pour couvrir les besoins et une partie du stock (mon banquier ne sait pas qu’il a financé mon stock). La solution de graduer le financement en 3 emprunts décalés, permet d’ajuster les remboursements en fonction de l’augmentation du chiffre d’affaire, et si nous avons toujours des sueurs froides en voyant arriver les traites des fournisseurs, le remboursement des prêts ne nous pose pas de problème.

6° Le travail préliminaire.
Site Internet.
Pour démarrer mon activité, j’ai besoins d’un site Internet et donc d’un informaticien. En effet mes connaissances en informatique en 1999 se limite à l’utilisation de mon traitement de texte pour faire mes devis/factures. J’appel le seul informaticien que je connaisse, un cousin (on à tous un cousin informaticien !). Il est OK.
On défini le schéma de fonctionnement du site Internet et le cousin se mis au travail.
Je vous passe les péripéties de l’achat des noms de domaines Internet, l’hébergement, le référencement, la mise en place du paiement CB en ligne.
La base de données.
Là il n’y a aucun secret : De mars 1999 à fin 2001 je mène une double vie :
- La journée je suis artisan poseur de portails.
-Le soir je photographie, je trie, je classe. Pour chaque produit de la base de donnée je fais 1 descriptif + 4 photos (le dessus, le coté, l’intérieur, le zoom intérieur). (La base compte 1600 produits aujourd’hui).

6° Le grand saut.
Je me suis mis à mon compte la première fois en 1984, j’avais 25 ans. La première année j’ai vécu avec la moitié du SMIC, puis j’ai gagné de l’argent, puis j’ai tout perdu en 1991 (guerre du golf), puis je suis reparti, électricien, poseur de portails, puis Internet.
Il est plus facile aujourd’hui de se mettre à son compte. Les formalités sont regroupées, les charges sociales ne vous assassinent qu’au bout de 2 ans d’activité, le téléphone GSM vous permet d’être mobile et l’informatique facilite beaucoup le travail de bureau. (En 1984 j’écrivais mes devis / factures à la main, pareil pour le livre comptable…).
En octobre 2001 je peux enfin me consacrer entièrement au e-commerce et je passe au statut de commerçant. J’avais calculé qu’un CA de 8.000 € /mois était suffisant, compte tenue de mes propres besoins financiers pour cesser mon activité de pose de portail.
8.000 € / mois c’est assez faible, mais soyons clair, étant la seul entreprise à proposer ce service, mes marges était très confortables… (Mes prix de vente on baissés de 30% depuis 2001)
Pour la première année, prévoyez de travailler si possible 25/24 heures, et surtout, si par hasard vous gagner tout de suite de l’argent « ne vous la jouer pas » : Continuer à rouler avec votre vielle R5, votre bureau fait en palettes de récupérations est très bien et si vraiment vous souhaitez changer la moquette de votre bureau, changez-la vous mêmes.
C’est 2 ans après la création, quand votre besoin en fond de roulement augmente* et que les charges sociales vous rattrapent, que le manque de trésorerie fait exploser les entreprises.
* Le mystère du fond de roulement : + votre CA augmente = + vos factures fournisseurs augmentes = moins vous avez de sous en caisse. Ne cherchez pas pourquoi, c’est comme ça !

7° Gestion en bon père de famille.
J’ai une sorte de jubilation à manier cette expression, lourde de sous-entendu (Maréchal nous voila !). Quand je la sort à la face des « start-ups, jeunes pousses, diplômés, et autres Mastérisés, tous habillés comme dans MATRIX» j’ai le sentiment malicieux de leur mettre un coup de poing dans l’estomac. Gestion en bon père de famille, celle là, il ne l’avait jamais entendu, même pas sur le blog de Loïc LE MEUR. (Salut, Loïc…)
Pour moi, la gestion de mes affaires n’est pas une finalité, mais le seul moyen que j’ai trouvé, pour rapporter de l’argent au foyer. Ceci ne m’empêche pas de gérer mes affaires avec plaisir et passion, mais toujours sans excès, et surtout sans sacrifier ma vie de famille (et mes amis), d’où l’expression que je revendique de « Gestionnaire en bon père de famille ».

8° Gestion informatique.
Je suis passé du statut d’artisan, avec une gestion que je qualifierais « d’artistique », avec des connaissances très superficiel, sans aucun outil de comptabilité ou de gestion, au statut de e-commerçant avec une gestion 100% informatique.
La gestion, la compta et l’informatique ne me passionne pas et j’ai appris le minimum, par la pratique.
J’ai demandé au cousin, de me concevoir un outil de gestion informatique conforme à l’idée que je me fais de la gestion d’entreprise (en résumé : PAS DE PRISE DE TETE). Aujourd’hui notre nouveau logiciel me permet d’effectuer en trois clics et avec plaisir, toute la gestion commerciale de l’entreprise depuis l’écran de n’importe quel ordinateur relié à Internet.
C’est le sujet de mon prochain article.

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