mardi, juin 06, 2006

L'idée du siècle. XX° et XXI° siècle. (09-11-2006)

Comme sont nom l'indique, l'idée du siècle, vous n'en avez qu'une par siècle. Etant de la génération des années 60, j'ai la chance de vivre à cheval sur 2 siècles. Par conséquence comme les multiples vies dans les jeux vidéo, j'ai eu droit à 2 idées du siècle, une par siècle!

Ma définition de l’idée du siècle :
C'est l'inventeur (donc ici, moi-même) qui qualifie son idée du "siècle". Pour le commun des mortels, peut-être que mon idées du "siècle" n'a rien d'extraordinaire, et c'est peut être même la copie involontaire de quelques chose qui existe déjà. Pour moi c’est réellement l’idée du "siècle" par le seul fait que cette idée à considérablement modifié mon style de vie.

Ici je vous livre l'histoire de mon idée du XX° siècle, puis comment est venu l’idée du XXI° siècle. La suite de l’histoire vous sera contée en temps réel, en fonction du développement et de l’exploitation de l’idée du XXI° siécle.

I° Mon idée du XX° siècle. Une idée de "niche".
C'est la mise en évidence et l'exploitation commerciale d'un besoin. Tout commence à Noël 1998. J'ai 39 ans, marié, 3 enfants. Je suis artisan spécialisé dans la pose de portail automatique dans la banlieue de Lyon. De caractère indépendant, je travaille seul. J’ai une bonne clientèle essentiellement par le bouche à oreille, avec quelques « trucs » à moi pour fidéliser mes clients : - Un signe de reconnaissance : J'ai toujours un béret sur la tête, la meilleur carte de visite du monde. Pour mes clients, je suis donc " l'homme au béret ".
- Une qualité de travail et de finition : A la livraison du travail, le client ne voit pas que le travail est bien fait. Le client la seule chose qu'il voit à ce moment là, c'est à dire au moment de signer un gros chèque, c'est l’oubli d’un coup de peinture derrière le gond en bas à gauche de son portail dans un endroit totalement invisible pour le commun des mortels. C’est comme ça, un client. Je m'efforce donc de faire mon travail, le mieux possible, et je suis particulièrement attentif aux finitions.
- J’aime bien plaisanter avec mes clients : Je garantie mon travaille "jusqu'au bout de la rue" et pour être dépanné plus rapidement, les clients sont "invités" à tenir une bouteille de bière au frais. D'autre part je recommande à mes clients de ne pas tomber pas en panne du 15 juillet au 30 Août, " je suis en vacances ".
En 1998, coté professionnel tout vas bien. J'ai juste un problème qui survient de plus en plus régulièrement : j'ai mal au dos, et comme dit mon kiné "c'est pas avec votre profession que ça va s'arranger". C’est un vrai problème, il m'arrive de rester 2 jours au lit, incapable de bouger tout en me bourrant de cachet pour que la douleur passe. C’était donc le moment de trouver une idée pour changer de métier.

Changer de métier, un "truc" qui ne m’a jamais fait peur :
1978. Après un bac F1 (formation pour être dessinateur industriel)à l'Ecole de la Salle à Lyon, je suis embauché comme électricien en bâtiment en intérim, puis vient l’armée (12 mois).
1980. Technicien chargé de l'installation et maintenance de machine dans les boutiques "clés minutes". 2 ans de déplacement dans toute la France, intéressant sur le plan financier, mais 3.000 Km par semaines ça fatigue. L’entreprise n'était pas sérieuse et fin 1981 (l’année de Tonton !) c'est le licenciement économique et chômage (110 % du salaire pendant 1 an !).
1982. Je profite de la période de chômage pour suivre une formation de 9 mois "gestion commercial d’une entreprise" à l'IAE de Lyon.
1983. Je suis représentant en fournitures informatiques (disquette 8 pouces et rubans encreurs pour les imprimantes à boule ou à "marguerite"). J'ai un poste de commercial sédentaire au téléphone, avec un catalogue de vente par correspondance. Les clients passent leurs commandes par courrier, téléphone et fax (le fax est rare, et coûte une fortune à cette époque). Le travail est bien payé, mais je m'ennuie. Je démissionne.
1984. Je rentre dans une société de dépannage, genre SOS dépannage. C’est ici que j’ai rencontré George FERLAY plombier de son état. La société nous envoyait sur des dépannages divers et variés, parfois pour déboucher la colonne de WC d’un immeuble de 10 étages... Quand la colonne de Wc d'un immeuble de 10 étage est bouchée au rez de chaussée, la « moutrave » comme disait George, ressort par le wc et envahis tout l’appartement du 1° étage... et d'autre fois simplement pour changer un fusible chez une mamie. On était bon à rien, mauvais à tout, il y avait beaucoup de travail, on était mal payé et je ne sais plus comment, George et moi, avons décidés de nous mettre à notre compte.

Octobre 1984. Création de l'entreprise artisanale de dépannages FERLAY-PELLET.
Nous avons choisi le statut d'artisans associés, avec un local en commun à LYON. Moi j'étais "l'électricien" et Georges était le "plombier" Nous avons démarrés sans un seul client ni sans un sou. Ma fiat 500 est devenu un "véhicule d'intervention rapide" et la publicité dans les boîtes au lettres, nous à permis de trouver nos premiers clients.
1985. Nous avons maintenant un nouvel outil : le MINITEL. La consultation du minitel "rose" nous coûte 1.000 € dès le premier trimestre...
1986. Fin de notre association. Nous n'avons pas assez de "bons clients" et notre inexpérience ne nous permet pas de vendre correctement notre travail. Nous décidons de nous séparer.
1988. Je deviens "marchand de bien".
C'est simple. J'achète un appartement, je le refais à neuf et je le revends. Je "traite" 3 appartements par an. Je travaille avec un peintre et un maçon.
1991. la guerre du golf stoppe brutalement le marché immobilier et mon affaire. J’ai mis plus d'un an à vendre mon dernier appartement. Je rembourse juste la banque je n'ai plus un sous.
1992. Je fais des chantiers de rénovation en électricité.
1994. Je me spécialise dans la pose et le dépannage de portails et portes de garages automatiques.
J'expose à la foire de Lyon en mai 1994.
1995. J'achète mon premier ordinateur (Windows 3.1) avec une imprimante HP (imprimante à jet d'encre couleur, extraordinaire à l'époque...). Coût : 5.000 € sur 36 mois
1996. J'achète mon premier téléphone portable GSM.
1998. Le père Noël apporte un ordinateur "familiale. Particularité de cette ordinateur : il se connecte sur internet.
1999 (janvier). Découverte d'Internet. Je recherche ce qui existe déjà en rapport avec mon activité sur le web. Rien, il n'existe rien.
1999 (février). J'ai de longue conversation avec un cousin informaticien. J'ai très mal au dos. Il me faut une idée pour changer de métier. Je décide de créer un site qui parle de la technique de motorisation de portail. Le cousin prend en charge le développement du site.
1999 (mars). On est sur la mauvaise voie. Le site de test est nul, sans aucun intérêt. Il faut trouver la "BONNE IDEE".
Dans mon métier les clients utilisent une télécommande radio pour ouvrir leurs portails à distance. Un jour quelqu'un m'appelle : Bonjour Monsieur, je viens d'acheter une maison. Pouvez vous me fournir des télécommandes supplémentaires pour mon portail ?
- Moi : Oui bien sur monsieur, vous connaissez la Marque de vos télécommandes ?
- Mon interlocuteur : Non. C'est des télécommandes avec 2 touches grises sur le coté. Il m'en faut 5. Mon interlocuteur ne connait ni la marque, ni le modèle, ne sais pas qui à posé ce matériel, rien. Impossible de répondre à sa demande...
Les fabricants de matériels de motorisations de portails sont nombreux en Europe et moi même, pourtant professionnel du secteur, je ne connais pas tous les modèles ni toutes les marques de télécommandes. Ma zone de "chalandise" est très petite, je travaille uniquement dans l'Ouest de la ville de Lyon et pourtant : je rate environ 2 à 3 ventes de télécommandes par mois.
Si je rapporte ça à toute la France c'est un certains nombres de télécommandes
à vendre tous les mois.

J'ai mon "IDEE DU XX° SIECLE".
Je rumine avec cette idée toute la journée et le soir j'appel le cousin. Il n'est pas convaincu... "Tu te rend pas compte du travail"
-Il faut répertorier et faire une fiche avec la photo intérieur-extérieur de tous les modèles de télécommandes existant.
-Il faut concevoir un système capable d'identifier facilement toutes ces télécommandes
-Il faut créer un stock suffisant pour répondre rapidement à toutes les commandes.
C’était parti... Le site Internet http://www.telecommande.info/ à enregistrer la première vente en octobre 1999 .
2001 (octobre). J'abandonne mon travail de pose de portail, pour me consacrer entièrement à la télécommande de portail.
7 ans après la première vente, http://www.telecommande.info/ est un outil d'identification de télécommandes sur Internet utilisé par tous les professionnels, traduit en 7 langues et riche de plus de 1.600 fiches de télécommandes (5.000 photos...) avec un stock de plus de 40.000 télécommandes.
Le site Internet marchand http://www.telecommande.info/ est aujourd'hui le seul outil en Europe capable d'identifier et de vous fournir "votre" télécommande.
Le 10 octobre 2006, nous avons fêter les 5 ans de l'entreprise et l'objectif de l'exercice en cours est le millions d'€uro.

Ultime consécration, j'ai identifié une cinquantaine de site Internet en Europe qui copie tout ou partie de mon concept.
(Zen : Plus on est de fous, plus on ri.)

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